Allégations inventées dans le conflit sur la garde des enfants – une véritable prise d’otage

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Ces dernières années, les médias ont commencé à s’intéresser au problème des fausses allégations dans le cadre de disputes concernant la garde d’enfants. On a, avant tout, mis l’accent sur quelques cas spectaculaires où une mère est soupçonnée d’avoir faussement accusé le père d’agressions sexuelles sur des enfants communs. Dans un tel cas, si l’enquête du Juge ne trouve rien d’anormal,  la maman risque fort que la garde soit transférée au père – surtout si elle a aussi montré une hostilité envers lui, et si elle a fait quoi que ce soit pour empêcher le contact entre les enfants et leur père. En fait, le tribunal des Affaires Familiales tend à défavoriser un parent qui n’encourage pas activement un contact étroit d’un enfant avec son père.

Pour cette raison, les avocats conseillent habituellement les mères de ne pas dénoncer leurs ex-maris d’abus sur mineur, à moins qu’il n’existe des preuves incontestables. Elles sont également conseillées de suivre scrupuleusement toute décision du tribunal concernant le droit de visite du père  – peu importe l’ampleur des inquiétudes concernant la sécurité des enfants ; en fait, dans la plupart des pays occidentaux, une mère est même obligée à forcer son enfant à rendre visite à un père dont il a dit qu’il a peur, et contre qui il a demandé d’être protégé – sous peine de perdre la garde en faveur de l’homme violent !

Une mère doit également toujours veiller à ce qu’elle ne s’exprime jamais de façon irrespectueuse au sujet du père de son enfant – surtout pas auprès de l’enfant – car cela la rendrait susceptible d’être déclarée coupable d’ »aliénation parentale », ce qui lui ferait certainement perdre la garde.

Dans cet article je tiens à attirer l’attention sur l’étrange manque de réciprocité lorsque l’accusateur n’est pas la mère titulaire de la garde, mais le père titulaire d’un DVH (droit de visite et d’hébergement). Je pense aux cas fréquents où un homme violent et vindicatif, qui a perdu la garde en faveur de la femme qu’il a agressée jusqu’à ce qu’elle le quitte, invente éternellement de nouvelles allégations contre elle, généralement non pas parce qu’il souhaite obtenir la garde lui-même, mais pour saboter la vie de la maman avec les enfants.  Ici il n’y a aucune réciprocité quant aux conséquences pour le fabulateur ! Un père qui sabote systématiquement la possibilité d’une mère d’exécuter la garde selon la décision du tribunal, ou qui s’exprime sans cesse de façon dérogatoire en parlant de la mère, ne risque généralement rien du tout en ce qui concerne son propre droit de visite ! Il semble que le titulaire d’un DVH n’ait effectivement rien de plus à perdre par rapport au contact avec ses enfants, puisque le DVH est précisément cela : un droit absolu – à moins qu’il s’agisse de violences sérieuses commises sur l’enfant lui-même (c.a.d. agressions sexuelles ou violences physiques peouvées). (voir  aussi « Le droit de garde est-il sacrosaint ? »)

Bien évidemment un Juge aux Affaires Familiales (JAF) ne va pas changer une décision concernant la garde des enfants en se basant sur des allégations gratuites, corroborées par aucun élément. Mais en même temps, contrairement à un juge au Tribunal Correctionnel, il ne peut pas non plus tout simplement ignorer de telles allégations. Alors, lorsqu’un titulaire d’un DVH accuse le parent titulaire de la garde principale d’une négligence sérieuse ou d’anomalies graves dans sa vie de famille avec les enfants, le juge est obligé d’entamer une procédure pour établir la vérité.

Depuis le jour même où Sara a quitté Paul, celui-ci a fait usage d’allégations inventées de façon hallucinante. Ainsi, à maintes reprises, le JAF a dû rouvrir leur dossier et ordonner de nouvelles enquêtes. A chaque fois, les enquêtes ont constaté qu’il n’existe rien du tout qui puisse soutenir les allégations ; à chaque reprise la précédente ordonnance a été confirmée et la garde des enfants maintenue chez la mère ; chaque fois Paul a reçu une réprimande ferme pour son refus têtu d’accepter qu’il est maintenant un homme divorcé, et qu’il n’a aucun droit d’essayer de contrôler ni son ex-femme, ni ses enfants lorsqu’ils sont avec leur mère. Et, paradoxalement, bien que les enquêtes aient clairement démontré que Paul utilise une bonne partie de son temps avec les enfants à dénigrer leur mère et à les utiliser pour transmettre des messages harcelants à Sara, il n’y a eu aucune conséquence quant à ses visites non-supervisées avec les enfants. Il apparaît que « l’aliénation parentale » est un terme réservé aux mères qui cherchent à aliéner leurs enfants contre le père. Dans le cas de Paul, il est simplement systématiquement débouté de ses demandes, mais il ne risque rien. Il est donc libre de continuer sa campagne de dénigrement à son gré…

Inutile de le préciser, le processus a été extrêmement douloureux pour Sara et les enfants. Car, même si la cour finit toujours par réfuter toutes les allégations de Paul, il va sans dire qu’il est psychologiquement et économiquement très couteux pour Sara d’avoir à se défendre en justice plusieurs fois par an, d’avoir à exposer sa vie intime à une enquête après l’autre, d’avoir à se défendre à répétition contre des allégations insensées. Comment est-ce qu’on prouve d’ailleurs la non-véracité d’allégations inventées concernant des instances de sa vie privée où il n’y a eu aucun témoin ? La seule défense possible consistant en des attestations de la part de témoins neutres, et vu que, par définition, dans l’intimité d’une vie privée, il n’y en a pas, Sara se retrouve systématiquement dans des situations où c’est parole contre parole. Les enfants grandissant, ont fini par être entendus à plusieurs reprises, et comme ils ne racontent jamais rien qui s’apparente aux inventions de Paul, celui-ci insiste auprès de la cour qu’ils n’ont pas posé les bonnes questions, ou que les enfants ont été manipulés par Sara à ne pas parler ! Au final, c’est toujours la parole de l’un contre la parole de l’autre ; ainsi, la cour a toujours rejeté les demandes de Paul par manque total de preuves. Mais l’objectif premier de Paul est atteint à chaque fois : avoir dénigré Sara publiquement et devant une multitude d’enquêteurs et éducateurs et travailleurs sociaux, et l’avoir saignée émotionnellement et financièrement.

En fait  – encore et encore, ‘ad vita eternam’, Sara, les enfants, et le tribunal lui-même (!) sont pris en otage par Paul ! Le juge n’a pas d’autre choix que d’entamer une procédure, Sara n’a pas d’autre choix que de se défendre, et les enfants non pas d’autre choix que d’être exposés à une énième enquête sur leur vie de famille intime ! 

Paul sait, bien entendu, qu’il ne court aucun risque. Bien entendu il est tout à fait conscient qu’une enquête approfondie ne va rien trouver pour soutenir ses allégations inventées. Il sait aussi très bien qu’il n’a aucune chance d’obtenir la garde des enfants (après sa condamnation à de la prison avec sursis pour agressions répétées contre son ex-femme et son attitude extrêmement vindicative et méprisante contre elle devant les enfants). Mais en attendant, il obtient ce qu’il voulait: rendre la vie de Sara et les enfants lorsqu’ils sont avec elle aussi difficile que possible. Il a donc tout à gagner et rien à perdre !

Il apparaît que la situation est pareille dans la plupart des pays occidentaux : les tribunaux aux affaires familiales n’ont pas le pouvoir d’empêcher un parent qui n’a pas la garde de systématiquement saboter l’exécution de la garde par l’autre parent. Si une mère qui a la garde principale empêche le père d’exercer son DVH elle risque fort de voir la garde transférée au père, mais un père titulaire d’un DVH qui empêche la mère d’exécuter sa garde principale ne risque rien du tout.  Ainsi, paradoxalement, au lieu de dissuader un vengeur invétéré de présenter de fausses allégations,  le système actuel finit par l’encourager ! Le système judiciaire finit par utiliser des ressources énormes pour mener des enquêtes basées sur des allégations insensées et non prouvées, tandis que des enfants vulnérables sont forcés à vivre toute leur enfance au centre de procédures juridiques sans fin.

Le vrai gagnant est le vengeur qui obtient exactement ce qu’il veut.

Les vrais perdants sont les enfants, la victime et l’ensemble de la société.

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Le droit de visite et d’hébergement – est- il sacrosaint ?

Nombre d’entre nous sommes choqués lorsque nous apprenons que le fait qu’un père ait été reconnu coupable d’agressions graves et répétées sur la mère de ses enfants et sous les yeux de ceux-ci, n’ait en général aucun incidence sur son droit de visite et d’hébergement (DVH). Ce n’est que lorsqu’il a été démontré que les enfants ont été gravement blessés par les attaques de leur père, que celles-ci seront prises en compte lors de l’évaluation du père. Il n’est donc pas rare que des enfants soient forcés de passer du temps non surveillé chez un parent contre lequel ils ont demandé à être protégés ! Et si la mère, dans un tel cas, ne force pas son enfant à obéir à la décision du tribunal, elle risque fort de perdre la garde en faveur de l’homme violent.

On remarque qu’il n’existe aucune réciprocité ici. Un parent qui a été accordé un droit de visite et d’hébergement (DVH) mais qui consacre une grande partie de son temps à empêcher son ex d’exécuter la garde principale selon l’organisation établie par le tribunal (même à un degré où il sera condamné à de la prison avec sursis pour ses actes d’harcèlement !), ne court aucun risque en ce qui concerne sa propre garde. Il apparaît qu’il peut également, sans risquer quoi que ce soit, produire continuellement au tribunal de nouvelles allégations inventées contre son ex et obtenir ainsi que celle-ci et les enfants soient exposés à des investigations sans fin. Ainsi, il peut effectivement les empêcher de vivre une vie normale, c’est à dire, il peut effectivement empêcher la mère d’exécuter sa garde – sans aucune conséquence pour sa propre garde.

En effet, il apparaît que le DVH, même s’il s’agit d’un père violent, est quelque chose de sacro-saint dans la plupart des pays occidentaux. Il est vrai qu’aujourd’hui, on évite de parler du droit d’un parent d’avoir accès à son enfant, mais que l’on préfère parler du droit de l’enfant d’avoir accès à son parent. En même temps il faut souligner que l’idée générale est que les jeunes enfants (généralement moins de 12 ans) ne sont pas eux-mêmes capables d’évaluer leurs propres besoins et leurs propres droits, et que le tribunal décide donc, normalement, au nom de l’enfant. Indépendamment de la volonté exprimée par l’enfant, le tribunal va donc souvent décider que son besoin d’avoir des visites non supervisées avec son père violent est plus important que son besoin de se sentir en sécurité et de bénéficier d’une protection contre quelqu’un dont il a peur.

Dans mon prochain article je vais montrer comment le système actuel, paradoxalement finit par encourager, plutôt que d’entraver l’utilisation d’allégations inventées, lorsqu’un parent jaloux souhaite mettre des bâtons dans les roues du parent qui a la garde principale.

La lutte pour la garde d’enfants pour détruire l’autre

La lutte pour faire enlever des enfants communs à leur mère, est une méthode classique qu’utilisent les hommes violents pour détruire les femmes qui ont osé les quitter.

Lorsque des parents divorcés sont incapables de collaborer au sujet de leurs enfants et qu’une garde partagée n’est pas possible, c’est aux tribunaux de décider qui d’entre eux est le plus apte à assumer la garde principale, et qui devra se contenter d’un droit de visite et d’hébergement (DVH). Ils le font par le biais de différentes enquêtes menées par des services sociaux et des psychologues.

Dans le cas de Sara et Paul, déjà lors de leur première audience au tribunal, et ensuite à chaque nouvelle audience, Sara a été accordée la garde principale des enfants, tandis qu’à Paul on a accordé un droit de visite et d’hébergement (la moitié du temps des enfants en dehors des heures scolaires). De son côté, Sara a toujours accepté les décisions du tribunal, et elle n’a jamais essayé d’entraver le droit de Paul de passer du temps avec ses enfants. D’abord, il a toujours été naturel pour elle de respecter les lois, ensuite, elle veut que ses enfants aient une relation avec leur père aussi proche et chaleureuse que possible, et, même si elle se fait beaucoup de soucis quand ils sont avec lui, si le tribunal le juge suffisamment compétent en tant que parent, elle accepte ceci.

Par contre, Paul, de son côté, ne s’est jamais résigné à accepter la décision du tribunal. Dès que le juge a confirmé la décision précédente, Paul a produit de nouvelles allégations inventées contre Sara, et alors le juge a été obligé de lancer une nouvelle procédure. Comme il est typique de vengeurs violents, Paul a profité de cette obligation de façon surréaliste.

Enquête approfondie après enquête approfondie, menées pendant des mois, ont donc été lancées ; chacune d’entre elles a conclu que les allégations de Paul sont totalement non fondées ; chacune d’entre elles a montré que Sara est une mère exemplaire, attentionnée, empathique et chaleureuse, tandis que Paul est un individu psychorigide et contrôleur qui refuse d’accepter qu’il est maintenant divorcé et qu’il n’a pas à se mêler ni de la vie de son ex-femme, ni de celle de ses enfants quand ils sont avec leur mère. À maintes reprises les enfants ont dit aux éducateurs du tribunal ainsi qu’au juge, que, pour aussi longtemps qu’ils puissent se souvenir, leur souhait le plus ardent a été que leur père cesse de persécuter leur mère ; à plusieurs reprises ils ont déclaré qu’ils souhaitent vivre avec leur mère, et qu’ils veulent que leur père et sa famille arrêtent finalement de maudire leur mère et qu’ils cessent de les impliquer dans leur lutte contre elle.

En plus, à plusieurs reprises, les enquêtes ont montré que le besoin ardent de Paul d’être près de ses enfants, s’évapore dès que ceux-ci sont sous sa propre garde, où il s’empresse de les remettre à leur grand-mère ou à une nourrice. On constate aussi que son soit disant souci pour leur bien-être s’évapore également quand on voit qu’il n’amène jamais les enfants voir leurs copains, ne les laisse pas participer aux anniversaires de leurs camarades de classe, ne les sort jamais pour une promenade ou une excursion quelconque, et ne les laisse pas participer aux spectacles ou autres manifestations ludiques de l’école. Son but est donc clairement principalement non pas « d’avoir » mais que Sara « n’ait rien »…

Dans mes prochains articles je vais débattre sur quelques problèmes importants concernant le système actuel pour décider de la garde des enfants, système qui paradoxalement résulte souvent en procédures destructrices sans fin, initiées par un parent qui souhaite mettre des bâtons dans les roues de son ex.

La meilleure façon de répondre à la violence psychologique

La meilleure attitude que la victime et toutes ses proches puissent adopter face à la violence psychologique d’un ex, est de ne jamais répondre de façon émotive aux attaques, ne jamais rétorquer, ne jamais chercher à se venger, mais par contre de se concentrer sur la récolte de preuves du harcèlement. Et s’il y a des enfants, la méthode la plus efficace pour déjouer la détermination du bourreau de faire enlever les enfants à leur mère est qu’elle ne cesse jamais d’être la meilleure mère possible pour eux. En bref – elle doit toujours rester fidèle à ses valeurs à elle, notamment les valeurs qu’elle a cherché à défendre en quittant son oppresseur. À aucun moment elle ne peut se permettre de se rabaisser au niveau du bourreau.

Ceci est le conseil donné par toutes les sources bien informées que j’ai pu trouver. Le fait que c’est une méthode très efficace a aussi été démontré maintes fois dans le cas de Paul et Sara – un cas classique à bien des égards. Ce qui n’est sans doute pas très classique est que Sara, beaucoup plus que la plupart des victimes, a réussi à s’en tenir aux principes fondamentaux du dit conseil, et que l’homme, justement à cause de ceci, fut finalement condamné pour sa persécution.

Dès sa fuite du foyer conjugal, Sara savait d’instinct que c’était la seule voie qu’elle pouvait suivre. En fait, sa principale raison de sortir du mariage était qu’elle voulait enfin réaliser ce qu’elle considérait comme sa vraie vocation de femme, c’est à dire d’être la bonne mère qu’elle savait qu’elle serait – si on le lui permettait. Elle savait que pour que les enfants puissent grandir sans avoir à assister à des incidents violents successifs entre leurs parents, il était impératif que Paul et elle se voient désormais le moins possible. Elle savait depuis longtemps que Paul prenait un malin plaisir à lui faire du mal, et elle savait également qu’il est néfaste pour des enfants de voir sans cesse leur père maltraiter leur mère. Dans son cœur, elle savait qu’elle devait à ses enfants de les sortir d’un foyer qui ne pouvait être que nuisible à leur développement ; elle savait qu’il lui fallait au plus vite échapper aux tentatives constantes de Paul de lui faire perdre son sang-froid – pour ensuite pouvoir dire à Sara : « Tu as vraiment besoin d’aller voir un psy pour ton comportement déséquilibré ! » Quand elle lui a finalement dit qu’elle ne voyait aucune autre solution à leurs problèmes que le divorce – afin d’épargner les enfants – il lui dit que si jamais elle osait le quitter, il lui ferait enlever les enfants, « à cause de son instabilité mentale ».

Il s’agit en fait, d’une ruse très fréquente chez les hommes violents pour effrayer leurs partenaires et les manipuler à rester dans une relation destructrice. Ne vous laissez surtout pas impressionner par ce genre de menaces ! Aucun juge ne prendra sa décision sur la garde des enfants en se basant sur des accusations, sans vérifier les faits ! Et surtout, souvenez-vous : Un homme qui a recours à la violence et aux menaces pour vous persuader de rester avec lui ne vous aime pas – quittez-le!

Le principe fondamental est : Lorsqu’on a à faire à un homme contrôleur, violent , manipulateur et vengeur, le seul moyen de ne pas se faire écraser est de refuser de jouer son jeu ! Et tant que vous restez sous le même toit que lui, il vous sera impossible d’échapper à son jeu ; il finira toujours, soit par vous provoquer à perdre votre équilibre, soit par vous intimider à accepter ce que vous ne devriez pas accepter.

Après la séparation : ne vous autorisez plus jamais d’entrer dans une dispute avec lui ! Laissez-le vous accuser, laissez-le vous injurier ! Face à quelqu’un qui est déterminé à retourner contre vous chaque mot que vous dites, votre seule façon de gagner est de ne plus donner de l’eau à son moulin ! Et si vous ne vous autorisez jamais à réagir de façon émotive à ses attaques, il n’y aura personne pour attester son allégation comme quoi vous seriez mentalement déséquilibrée!

Rappelez-vous qu’il veut que vous entriez dans son jeu, le jeu de manipulation auquel excellent les narcissiques, les psychopathes et les sociopathes, et que les gens honnêtes ne pourront jamais gagner. Le but ultime de ses provocations sans fin est de vous faire perdre l’équilibre afin de vous provoquer à devenir aussi mauvais que lui, pour ensuite pouvoir tourner vos réactions contre vous, se procurer des raisons de vous mépriser encore plus et faire croire aux autres que vous êtes mentalement déséquilibrée et responsable de tout le mal qu’il vous fait.

Rappelez-vous qu’il le déteste quand vous ne répondez pas, mais qu’il devient euphorique à chaque fois qu’il parvient à vous piéger à réagir de façon émotive. Non seulement cela lui procure la possibilité de vous accuser d’être déséquilibrée, mais il aura aussi la preuve que vous êtes encore sous son emprise. N’oubliez pas que pour lui, votre relation n’était jamais qu’une question de puissance et de contrôle : son pouvoir sur vous dont il a besoin pour préserver son égo gonflé.

Si jamais l’une ou l’autre de ses attaques va jusqu’au tribunal, il est primordial que vous soyiez restée plus blanche que neige ! Souvenez-vous qu’il cherchera toujours des prétextes pour pouvoir contrer chaque plainte que vous déposiez contre lui en déposant une contre-plainte contre vous. Donc, ne cédez jamais à la tentation de mentir à la police ou à qui que ce soit concernant ce qui s’est passé ! L’avantage énorme de la vérité est que personne ne pourra jamais prouver qu’elle soit fausse ! Et une personne honnête ne risquera jamais de se perdre dans ses mensonges !

Si vous arrivez à tenir le coup, si vous arrivez à patienter – tôt ou tard, votre agresseur finira par se faire prendre dans ses propres filets de mensonges et de ruses ! Votre meilleur carte à jouer est simplement de lui laisser provoquer tout seul sa propre chute! Ce genre d’homme est en fait son propre pire ennemi!

On a peut-être l’impression que les conseils ci-dessus seraient assez simples à suivre, mais en réalité, il faut beaucoup de courage et énormément de patience pour les mener à but. Tous ceux qui ont été exposés à un harcèlement grave constant, sait qu’il est incroyablement difficile de ne jamais tomber dans le piège de l’agresseur et se rabaisser à son niveau. Mais, comme le montre l’histoire de Sara, il est parfaitement possible d’y parvenir, et, heureusement, pendant que votre énergie est utilisée pour garder votre calme et être une bonne mère, il ya un grand nombre de mesures de protection que vous pouvez adopter !

Isoler la victime

Une technique classique utilisée par les hommes violents afin de contrôler leurs femmes est de les isoler. Il s’agit là d’un processus qui commence bien avant la fin de la relation.   De façon caractéristique les hommes « contrôleurs » insistent sur l’importance d’une relation très étroite, où la femme doit se contenter de la compagnie de son homme, ainsi que la famille et les amis de celui-ci. Si elle a des amis à elle, il ne va pas tarder à la convaincre qu’ils sont indignes d’elle ; si elle veut faire quelque chose sans lui, il va la flatter qu’il l’aime tellement qu’il ne supporte pas de ne pas l’avoir près de lui tout le temps ; ensuite il saura lui proposer une activité alternative qu’elle ne pourra pas refuser. Si elle insiste, il deviendra jaloux et soupçonneux, et il va l’accuser de ne pas l’aimer assez : Si son amour à elle était aussi grand que le sien, elle préférerait passer son temps avec lui et elle n’aurait besoin de personne d’autre que lui.

Parfois ce genre d’homme va faire de grands efforts pour que la famille de la femme ait une très bonne impression de lui – tout en lui disant du mal d’eux derrière leur dos. Il se montrera aussi très habile à l’inciter à se joindre à ses critiques, pour ensuite leur dire qu’il se fait des soucis parce que elle manque de respect envers eux… Tout cela afin de semer des graines de discorde entre la femme et la famille de celle-ci. Il n’est pas rare qu’un tel homme réussisse ainsi à monter la famille de la femme contre elle, au point même qu’ils prennent partie pour l’homme une fois la relation terminée.

Après une rupture initiée par la femme, ce genre d’homme va intensifier les efforts pour l’isoler. Dans le cas de Paul, la propagation de mensonges à propos de Sara est devenue l’une de ses méthodes favorites pour prouver que Sara menait une vie « indécente » (à tous leurs amis, voisins, collègues, le personnel de l’école de leurs enfants, les autres parents d’élèves, les services sociaux, …). Son opinion critique sur Sara a inclut également chaque individu qui ose socialiser avec elle, ou, pire encore, la soutenir. Le simple fait que quelqu’un parle avec Sara devant l’école est suffisant pour « provoquer » une attaque vicieuse de la part de Paul.

Si quelqu’un ose s’opposer à Paul en ignorant son ordre de sortir de la vie de Sara et des enfants, cette personne sera à son tour provoqué, afin qu’il attaque Paul en retour (pensant défendre ses propres droits et défendre Sara…). Paul sait évidemment que lorsque deux personnes se querellent, les tribunaux ont tendance à en conclure que les deux sont tout aussi coupables. L’arsenal qu’a utilisé Paul pour provoquer une attaque de la part de la cible va du harcèlement téléphonique, au vandalisme de voiture et l’agression physique, en passant par les menaces et la diffammation. L’objectif du vengeur est sans cesse de faire encore un pas vers l’anéantissement final de la femme: Il veut s’assurer qu’elle sera désormais isolée et sans appui pendant ses attaques à venir, et il veut prouver au monde entier qu’elle est tellement nulle que personne ne veut d’elle.

Mon prochain article va traiter justement de la meilleure façon de réagir à un harcèlement incessant.

Réactions et stratégies caractéristiques des hommes violents

      Il paraît que la plupart des hommes violents ont un certain nombre de points communs : notamment la rigidité mentale (« psychorigidité »), un égo démesuré ainsi qu’un sens aigu de ce que les autres leur doivent – ils semblent tous obsédés par ce qu’ils pensent être leur dû.
      Quant au droit qu’un tel homme s’accorde vis-à-vis d’une femme qu’il considère comme la sienne, il inclut par exemple le droit de prendre des décisions à sa place si jamais elle ose être en désaccord avec lui, ainsi que le droit (voir l’obligation ! ) de la punir si elle se montre décevante ou refuse de se plier à ses ordres. Si une femme ose remettre en cause l’autorité absolue d’un tel homme et essaie d’échapper à son contrôle en le quittant, il en conclut une fois pour toutes (rigidité mentale) qu’elle s’est soudainement transformée en «pute» – c’est pour lui la seule raison qu’il peut imaginer pour qu’une femme puisse avoir l’idée de mettre fin à une relation avec lui (égo gonflé).
      Son but devient alors de prouver la véracité de l’opinion négative qu’il a d’elle. Quand il n’arrive pas à trouver quoi que ce soit à lui reprocher, il fait tout en son pouvoir pour la provoquer à commettre des erreurs qu’il pourrait utiliser contre elle, faute de quoi il invente de fausses allégations dans le but de détruire sa réputation. Et tout le temps il semble agir dans la conviction qu’un droit absolu de la punir lui a été accordé pour toujours.
      La persécution impitoyable qui s’ensuit prend de nombreuses formes. Les techniques utilisées sont innombrables. Quelques exemples typiques : la création de toutes sortes de problèmes dans la vie quotidienne de la femme («des bâtons dans les roues») ; différentes manigances qui visent à l’isoler ; d’autres qui ont pour but de provoquer sa destruction mentale, telles que le harcèlement téléphonique, des visites impromptues incessantes avec des attaques verbales et / ou physiques, des menaces, calomnies, … Très souvent ce genre d’homme n’hésite même pas à faire du mal à ses propres enfants, sous prétexte que c’est de la faute de la mère s’il est obligé de les blesser. De façon caractéristique, il va aussi se livrer à une lutte sans fin pour la garde d’enfants communs. Là encore, il n’hésitera pas à inventer de fausses allégations pour détruire la réputation de la mère.
      Dans d’autres articles je vais développer certaines de ces stratégies que Paul (l’homme au centre de ce blog) a utilisé contre Sara (son ex) ainsi que de ce que la victime peut faire pour limiter les bâtons dans les roues, minimiser les dégâts et (ce qui est le but ultime) mettre fin à la persécution.

Violence contre les femmes – Qui la loi protège-t-elle?

Quand Sara, la femme qui est au centre de ce blog, après des annés de violences psychologiques et physiques « crescendo », a finalement cherché refuge au commissariat de police le plus proche, elle avait une seule idée en tête : protéger ses enfants et s’assurer qu’ils n’auraient plus jamais à être témoins des incidents violents entre leurs parents. Elle était déterminée à montrer à ses enfants qu’elle ne permettrait plus jamais à aucun homme de la rabaisser ou à avoir recours à la violence contre elle. Elle a juré qu’elle ne donnerait plus jamais une chance à Paul de se retrouver seul avec elle, et surtout pas avec elle et les enfants.

Mais en même temps, Paul était tout aussi déterminé à ne pas laisser Sara et les enfants échapper à son contrôle. Si Sara ne voulait pas vivre avec lui, elle n’aurait plus aucune vie – surtout pas avec les enfants, et certainement pas avec un autre homme !

Pendant les temps chaotiques juste après la fuite, lorsque le harcèlement incessant continuait à faire partie de sa vie quotidienne, Sara était convaincue que son cauchemar (et celui de ses enfants !) serait bientôt terminé. Jusque-là elle avait vécu dans l’illusion que les sociétés démocratiques protègent les personnes honnêtes contre ceux qui leur veulent du mal. Lorsqu’elle s’est lentement rendue compte que le les possibilités du système judiciaire d’intervenir contre Paul étaient très limitées, voire inexistantes, elle a été profondément choquée !

Le problème, quand il s’agit d’actes de violence psychologique répétés, n’est pas seulement qu’il est difficile de convaincre les forces de l’ordre que les actes sont suffisamment graves pour qu’ils interviennent, mais aussi qu’il est quasi impossible de prouver qu’ils ont effectivement eu lieu ! Si la victime ne peut pas montrer des blessures visibles (c’est-à-dire des blessures physiques) qui seraient passibles d’une peine de prison pour l’auteur des faits, la police n’ouvre même pas une enquête préliminaire. Les auteurs le savent, bien sûr. En fait, chaque fois que la police renvoie un agresseur avec un simple avertissement, après une énième attaque vicieuse, le sentiment de supériorité et d’invulnérabilité de celui-ci est renforcé ! Au lieu de couper court à l’envie de l’agresseur de «punir» la «pute», la police parvient ainsi paradoxalement et malgré lui à inciter l’agresseur à commettre des attaques de plus en plus violentes !

Violence psychologique – des bâtons dans les roues

Ceux qui ont eu la chance de ne jamais avoir eu à vivre avec la persécution constante d’un ex-mari / ex-petit ami / ex-conjoint ont souvent du mal à imaginer tout ce que cela implique.

Essayez d’imaginer ce que ce serait de vivre, en ayant la connaissance que quelqu’un vous hait, et qu’il a comme seul et unique but de vous détruire mentalement ou physiquement ! Essayez d’imaginer ce que ce serait d’avoir à vivre, jour et nuit, avec des menaces constantes, du harcèlement téléphonique incessant, d’avoir quelqu’un qui essaie en permanence de regarder par les fenêtres de votre maison, quelqu’un qui vous attend dès que vous ouvrez la porte pour sortir, quelqu’un qui vous intercepte quand vous arrivez à l’école avec les enfants le matin, ou lorsque vous les récupérez le soir, quelqu’un qui se trouve là, dès que vous garez votre voiture devant le centre commercial, quand vous accompagnez les enfants à l’aire de jeux, ou lorsque vous vous promenez avec eux le dimanche, ou bien quand vous sortez de la voiture devant votre maison – et toujours avec l’intention de vous harceler : bloquer votre chemin, vous narguer, vous menacer, cracher dans votre visage, tirer vos cheveux, menacer les amis qui sont avec vous, dire aux enfants qu’il est désolé pour eux qu’ils soient obligés d’être avec leur mère, mais qu’il a l’intention de les sauver bientôt …

Dans ce qui suit je vais appeler les deux protagonistes de mon blog « Paul » et « Sara ». En réalité, ils sont connus sous d’autres noms.

Depuis le jour où sa femme l’a quitté, le but que Paul s’est toujours fixé a été de saboter chaque décision que Sara ait pu prendre dans sa vie quotidienne – avec ou sans les enfants. Je parle là des décisions simples de tous les jours, le genre de décisions que chaque personne prend maintes fois par jour, tous les jours ; par exemple, avec qui elle choisit de prendre un café, avec qui elle parle dans la cour de l’école, avec quels autres enfants ses enfants jouent, qui elle invite dans sa maison, à qui elle rend visite avec les enfants, qui elle voit sans les enfants, qui elle engage comme baby-sitter, quel pédiatre elle consulte pour une maladie banale, quelles activités extrascolaires elle choisit pour les enfants, ce qu’elle écrit dans les cahiers de vie de maternelle avec ses enfants, comment elle aide les enfants dans leurs devoirs, à qui elle demande de les récupérer à l’école quand elle a des obligations ailleurs, qui elle permet d’être présent dans son domicile quand son ex vient chercher ou ramener les enfants, comment elle les habille, où et avec qui ils passent leurs vacances, etc.

Paul ne s’est pas seulement opposé à toutes les décisions dont il a pris connaissance, mais il a aussi fait tout dans son pouvoir pour empêcher Sara de les réaliser. Son imagination, quand il s’agit d’inventer de nouvelles méthodes pour mettre des batons dans les roues de Sara, a été inépuisable.

Et comment Paul a-t-il su se tenir informé de toutes ces petites décisions, pour la plupart tout à fait banales?

En bref: il a surveillé Sara avec tous les moyens disponibles. Il a tenu son domicile sous surveillance jour et nuit, il a veillé sur toutes ses allées et venues, il la suivait lorsqu’elle quittait son domicile, il piratait son mail, il déjouait les paramètres de sécurité de son compte Facebook, contactait le propriétaire de son appartement, ses voisins, ses relations professionnelles, ses amis et connaissances pour les interroger et pour dénigrer Sara. Il interrogeait les enfants ainsi que le personnel de leurs écoles, et il a menacé les enseignants, les directrices, ainsi que les assistantes maternelles de la petite, de “graves conséquences” ou même de mises à pied, si ils oubliaient de lui rendre compte du moindre détail banal de ce qu’ils pouvaient savoir sur la vie des enfants avec la mère.

Pendant longtemps, avant que Sara ne le comprenne, il accédait également à son compte bancaire en ligne, et pouvait ainsi vérifier son revenu et ses dépenses ainsi que ses déplacements géographiques. Il a également fait des recherches sur l’Internet concernant chaque nouvelle personne qui apparut dans l’entourage proche ou lointain de Sara, et s’il trouvait leurs coordonnées, il les contactait pour les menacer de «conséquences graves» s’ils osaient encore approcher Sara et les enfants. Chaque fois que Sara réussissait à mettre un terme à l’une des façons dont Paul faisait usage pour l’espionner, il en inventait toujours de nouvelles.

Au début, lorsque Paul parlait encore chaque jour à ses enfants au téléphone alors qu’ils étaient avec leur mère, il a toujours fait en sorte de saboter les plans de Sara. Dès qu’il avait vent du moindre détail (par exemple une course, une visite au parc, une promenade, une sortie à une fête foraine, une visite chez des amis, des projets pour un goûter d’anniversaire, une excursion quelconque…), il faisait en sorte soit de mettre un terme aux projets, soit de gâcher les événements.

Il l’agressait verbalement au supermarché ou sur le parking devant l’école, il interceptait la famille dans la rue en leur bloquant le passage, harcelant Sara jusqu’à ce qu’elle rentre à la maison avec les enfants. Quand il savait que Sara avait des invités, il venait à son domicile, jetait des cailloux sur les fenêtres et ordonnait les invités en criant de la rue qu’ils devaient partir et ne plus jamais s’approcher de ses enfants, sinon il y aurait « des conséquences graves », tout en téléphonant sans relâche, parfois jusqu’à cent fois par jour….

Tout cela a été décrit dans de nombreuses attestations d’un grand nombre de personnes. Certains incidents ont eu lieu devant des gendarmes, certains ont été enregistrés par Sara sur un dictaphone. À de nombreuses reprises la police a dû intervenir pour éloigner Paul de la rue de Sara. Au début, avant que Sara ait pris des mesures de protection, Paul a parfois réussi à entrer dans son domicile afin de l’effrayer et la menacer ou tout simplement pour déverser un tas d’insultes vulgaires sur elle. Une fois, après avoir pénétré dans son domicile par une fenêtre de cuisine entre-ouverte, il a mis ses mains sur la gorge de Sara devant leur fille alors âgée de trois ans. Une autre fois, la police l’a verbalisé sur place pour tapage à cause de ses agissements bruyants dans la rue qu’il a remis sur le tapis à peine 15 minutes après avoir été éloigné par la police une première fois…. À un grand nombre de reprises Sara et d’autres personnes proches d’elle ont trouvé leurs voitures sérieusement vandalisées. À deux reprises, les incidents devant la maison de Sara ont été traités par la cour pénale et ont résulté en une condamnation (une amende insignifiante).

Et enfin : Sans aucun fondement ou même le moindre soupçon de preuve, Paul a mené une campagne de dénigrement massive contre Sara à tous les niveaux imaginables. Dans une longue succession de plaidoyers à la cour, il a affirmé, sans relâche, des allégations inventées, toujours corroborées par aucun élément, des accusations contre Sara ainsi que tous ceux qui osent la côtoyer de près ou de loin. Il a également osé répéter les mêmes calomnies à un grand nombre de personnes : ses propres amis et connaissances ainsi que ceux de Sara, sa propre famille, ses collègues de travail, le personnel scolaire, les assistantes sociales, les psychologues et éducateurs mandatés par le tribunal, les voisins, ouvertement sur Facebook, etc etc.

Après des années de cet enfer, Paul a fini par être condamné pour harcèlement et agressions sur ex-conjoint. Mais pour enfin être protégée, il a fallu que Sara subisse ce traitement inhumain pendant des années, au point de voir sa santé altérée, ne plus pouvoir travailler, perdre toutes ses économies, voir beaucoup de ses amis s’éloigner, ne voulant pas avoir à faire aux agressions systématiques de Paul…

La violence des hommes contre les femmes

La violence des hommes contre les femmes prend de nombreuses formes. Chaque cas est unique. Le genre de violence utilisé dépend des circonstances, en particulier la facon dont les personnalités ont éte «programmés» pour penser et réagir, leur sens de la morale, leurs rêves et leurs désirs, leur conception de ce que la vie est censée être, et jusqu’où ils sont prêts à aller pour atteindre leur but.

Lorsque la violence dure pendant des années, il s’agit généralement d’une femme qui se plie autant qu’elle le peut à la volonté de l’homme, puisqu’elle espère pouvoir sauver la relation, alors que l’homme, de son côté, a pour but de forcer la femme à devenir la personne qi’il pense avoir le droit d’exiger qu’elle soit.

Le problème, c’est que plus une femme se laisse humilier par un homme violent, plus il la méprise, et plus la violence augmente ! Car, paradoxalement, la plupart des hommes violents ne veuelent pas d’une femme soumise, pusillanime, dépendente. Ils méprisent ce genre de femmes. Ils veulent une femme charmante, forte, admirable, capable, prévenante, attentionnée – mais qui cède à son homme, parce qu’elle se rend compte qu’il est tellement supérieur à elle. Lorsque la femme ne parvient pas à répondre à toutes ces exigeances, faire usage de différents types de violence est la seule façon que ce genre d’homme connaisse pour exprimer son mécontentement et «punir» celle qui l’a décu.